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FAQ > Médecine interne

Coup de chaleur

Par fotres chaleurs, le coup de chaleur est un risque important pour la santé de nos animaux domestiques. C'est une augmentation trop importante de la température corporelle, qui n’est plus régulée et met la santé de votre compagnon en danger.
Un coup de chaleur peut être mortel : une insuffisance rénale, des troubles de la coagulation, des anomalies cardiaques peuvent mettre sa vie en danger.

Que faire pour éviter le coup de chaleur ?

Pour éviter cela, gardez vos animaux au frais, ne les sortez que pour les besoins hygiéniques et à l’ombre, ne leur faites faire aucun exercice, laissez leur de l’eau fraîche à volonté, ne les laissez JAMAIS dans votre voiture, même les fenêtres ouvertes, ceci peut avoir des conséquences dramatiques car les vitres agissent comme un réel four. N’hésitez pas à tondre vos animaux à poils longs. Enfin, n’hésitez pas à doucher votre animal s’il est haletant, et à investir dans un ventilateur.

Reconnaître le coup de chaleur et le prendre en charge

Si votre animal semble fatigué ou intolérant à l’effort, s’il a des difficultés respiratoires, prenez tout de suite sa température rectale avec un thermomètre. Au de là de 39,5°C (la température normale du chien est de 38,5 degrés), il faut mettre en place des techniques de refroidissement: douchez votre compagnon, laissez-lui une serviette mouillée sur le corps, donnez lui à boire de l’eau fraiche. Au de là de 40°C, consultez votre vétérinaire.

Il est à noter que toute race de chien peut faire un coup de chaleur, mais que les races à nez écrasé (les brachycéphales) y sont encore plus sensibles. Pour ces races, les températures à risques commencent dès 25°C.

Enfin, votre compagnon ne saura pas évaluer la chaleur de manière spontanée et se couchera volontiers pour une sieste au soleil, surtout ne le laissez pas faire !

Tout sur le diabète sucré

Dans un organisme fonctionnant normalement, les sucres (glucose entre autres) absorbés par le tube digestif, sont acheminés par le sang jusqu’aux différents organes. C’est grâce à une molécule appelée l’insuline que le glucose peut entrer dans les cellules, et contribuer au fonctionnement normal des organes.

Le diabète sucré est une maladie au cours de laquelle l’insuline n’est plus sécrétée par le pancréas (organe à l’origine de la fabrication et de la libération d’insuline). Il en résulte une accumulation de glucose dans le sang, et un manque d’approvisionnement des cellules en glucose, l’animal n’assimile pas le sucre, il dépérit.

Cliniquement, les animaux peuvent être obèses, il boivent beaucoup et urinent beaucoup (polyuro-polydipsie, ou PU/PD), mangent beaucoup, et perdent du poids.

Le traitement du diabète sucré passe par 2 étapes : un changement d’alimentation pour une alimentation faible en sucres (glucides), une réorganisation du mode de vie et l’administration d’insuline par injection. (Les traitements par comprimés ne sont pas efficaces chez nos animaux domestiques malheureusement).

Il est important de noter que le diabète sucré n’a pas les mêmes origines, et donc des gestions différentes, chez le chien ou chez le chat.

Le suivi de la maladie est très important. On parle d’équilibrage du diabète. Si l’administration d’insuline est nécessaire (ce qui est souvent le cas), les doses initiales sont toujours basses car le risque de l’effet inverse (sucre=glycémie) trop bas dans le sang est un risque vital. Il faut donc augmenter les doses progressivement. Ce suivi passe la réalisation de courbes de glycémie. Le patient reste hospitalisé pendant 12 heures après son injection d’insuline, et pendant ce temps, le vétérinaire mesure sa glycémie toutes les 2 heures. Ceci est indispensable car les variations de la glycémie dans la journée sont importantes, et il n’est pas possible de déterminer une dose sur une seule valeur de glycémie. Une fois la bonne dose d’insuline déterminée (il faut souvent plusieurs changement de doses, voire d’insuline et plusieurs courbes), les contrôles peuvent être espacés et la glycémie suivie par des mesures de fructosamines.

Certaines courbes de glycémie de suivi peuvent être réalisées au domicile à l’aide d’un glucomètre et de petites piqures au niveau des oreilles ou des coussinets, si le propriétaire le souhaite.

Lors de diabète sucré, il y a aussi beaucoup de glucose (sucre) dans les urines, et les infections urinaires sont fréquentes, il faut donc des analyses d’urines régulières.

Enfin, toute autre maladie (pancréatique, rénale, digestive, hépatique…), qui plus est non contrôlée ou contrôlable, peut être un obstacle de plus à équilibrer le diabète. Il faut donc suivre ces patients avec beaucoup d’attention.

Gestion de l’insulinothérapie :

-       Conserver l’insuline entamée dans le bas de votre réfrigérateur

-       Homogénéiser l’insuline en retournant le flacon une vingtaine de fois, sans le secouer, avant d’administrer l’insuline

-       Administrer l’insuline sous la peau, de préférence au niveau du thorax

-       Surveiller la seringue avant injection et s’assurer de l’absence de bulles dans la seringue

-       Changer d’aiguille à chaque injection

-       Surveiller de toujours avoir les seringues adaptées à l’insuline prescrite

-       Changer de site d’injection, voire de côté, à chaque injection

-       Un flacon d’insuline se conserve 28 jours une fois entamé

-       Administrer l’insuline au moment d’un repas

-       Si l’animal ne mange pas ou vomit, ne donner qu’une demi dose et contacter votre vétérinaire si cela persiste

Que surveiller et quand consulter ?

-       Augmentation prise de boisson ou production urinaire

-       Sang dans les urines

-       Troubles digestifs

-       Périodes d’abattement, voire de perte de conscience ou vomissements

-       Baisse d’appétit, ou augmentation d’appétit

-       Perte de poids, absence de stabilisation du poids

 

 

Qu’est-ce que la médecine interne ?

La médecine interne est le domaine qui traite les maladies des organes internes, et regroupe :

  • Maladies du tube digestif : gastro-entérologie
  • Maladies de l’appareil urinaire (reins, uretères, urètre, vessie) : uro-néphrologie
  • Maladies de l’appareil respiratoire (trachée, bronches, poumons, cavité pleurale) : pneumologie (pour le poumons en particulier)
  • Maladies des glandes endocrines (thyroïdes, glandes surrénales,…) : endocrinologie
  • Maladies du système immunitaire : maladies auto-immunes
  • Maladies causées par des agents-infectieux

L’interniste est le spécialiste qui pratique la médecine interne. Il travaille en collaboration proche avec les spécialistes en imagerie, car le diagnostic de la plupart des maladies requiert de l’imagerie (radiographies, échographie, scanner, IRM).

L’interniste peut-être amené, en fonction du trouble, à recommander, et effectuer des endoscopies de divers organes afin d’obtenir un diagnostic).

Qu’est-ce qu’une endoscopie ?

L’endoscopie est l’acte au cours duquel, à l’aide d’une caméra, on explore un organe interne. Elle s’effectue sous anesthésie général, et, en fonction de l’organe exploré, l’interniste peut être amené à effectuer des biopsies lors de l’endoscopie.
L’endoscopie a l’avantage de ne pas nécessiter d’incision chirurgicale, et d’être donc moins invasive. Par contre, elle est parfois limitée quant  à l’accès de certains organes, dont l’exploration requiert quasi-systématiquement une chirurgie.

Selon l’organe examiné par endoscopie, celle-ci porte un nom différent, même si le principe est le même. Des prélèvements tels que des biopsies sont fréquents lors des endoscopies

  • Gastroscopie ou endoscopie digestive par voie haute
    • Exploration de l’œsophage, de l’estomac, et du duodénum (première partie de l’intestin).
    • Elle est indiquée dans les cas de vomissements chroniques et/ou d’amaigrissement, et de diarrhées sans autre cause identifiées
    • Le retrait de certains corps étrangers peut se faire par cette voie
  • Colonoscopie ou endoscopie digestive voie basse
    • Exploration du rectum, du colon, et parfois de l’iléon (dernière partie de l’intestin)
    • Elle est indiquée dans les cas de diarrhées chroniques, ou de constipation chronique, sans autres causes identifiées.
  • Bronchoscopie
    • Exploration des voies respiratoires hautes et basses (trachée et bronches des deux poumons)
    • Elle est indiquée lors de toux chronique ou de suspicion de corps étranger dans les voies respiratoires
  • Cystoscopie
    • Exploration de l’urètre et de la vessie
    • Elle est indiquée lors d’infections urinaires à répétition ou résistantes au traitement, dans certains cas d’incontinence ou lors d’impossibilité d’uriner

Comment se préparer à une consultation de médecine interne ?

  • Votre animal doit être à jeun
    • La grande majorité des consultations de médecine s’accompagnent de prises de sang. Ce nombreux paramètres sont modifiés si le patient n’est pas à jeun, et leur interprétation est alors impossible.
  • Envoyez (ou demandez à vote vétérinaire) le dossier de votre animal
    • Il est important pour l’interniste de connaître l’évolution des signes cliniques de votre animal, ainsi que les traitements qui ont déjà été mis en place par votre vétérinaire et la réponse de votre animal à ceux-ci.
    • Cela gagnera du temps à l’interniste si le dossier a déjà été consulté et est déjà connu.
  • Apportez vous même votre animal, si possible
    • L’interniste aura beaucoup de questions  à propos de l’évolution de la maladie, mais aussi du cadre et des habitudes de vie de votre animal, questions auxquelles vous seul pouvez répondre.
  • L’interniste vous demandera peut-être de laisser votre animal à la clinique
    • Soit pour une hospitalisation de jour
      • Celle-ci permet de réaliser tous les examens nécessaires (imagerie, prise de sang etc…) au cours de la journée, sans vous faire attendre sur place
      • Certains tests diagnostics se font sur plusieurs heures
    • Soit parce que votre animal est malade et a besoin de soins plus approfondis, qui sont difficiles voir impossibles à réaliser à votre domicile (perfusion, antibiotiques par voie veineuse par exemple).

Que doit-on faire pour préparer son animal à une endoscopie ?

  • Pour toute endoscopie :
    • Votre animal doit être à jeun depuis au moins 12 heures (sauf gastroscopie : à jeun depuis 24 heures, et colonoscopie 36 heures)
      • Car l’estomac doit être vide, sans quoi on ne peut pas voir l’estomac avec la caméra de l’endoscope
    • Examen sous anesthésie générale
    • Examen qui dure environ 1 heure
    • Fréquemment, des biopsies sont prises pour analyse
    • Ceci requiert au minimum une hospitalisation de jour (votre animal rentre soit le soir même, soit le lendemain, en fonction de son état au réveil de l’anesthésie).

Comment prendre des nouvelles de mon animal hospitalisé ?

  • Visites
    • Les visites sont possibles lorsque votre animal est malade et hospitalisé plusieurs jours.
    • Afin de ne pas déranger les soins des autres animaux hospitalisés, veuillez fixer une heure de visite en appelant l’accueil de la clinique. Leur durée est souvent limitée en fonction du nombre d’animaux hospitalisés et de la lourdeur des soins de chacun.
  • Appels : Vous pouvez appeler en fin de journée pour prendre des nouvelles de votre animal.

Quand suspecter une anémie ?

  • Fatigue anormale, abattement
  • Anorexie, perte de poids
  • Essoufflement anormal à l’effort ou au repos
  • Pâleur des muqueuses (gencives blanches par exemple)

Qu'est-ce qu'une anémie hémolytique à médiation immune ?

L’anémie hémolytique à médiation immune (AHMI) est une maladie au cours de laquelle le système immunitaire, malade, détruit les globules rouges du patient. C'est une maladie grave, potentiellement mortelle, car l’anémie qui en résulte est souvent très sévère, et entraîne une fatigue très importante, une anorexie, parfois des vomissements et surtout, une défaillance des organes, parce que les globules rouges ne sont plus assez nombreux pour transporter l’oxygène nécessaire au bon fonctionnement des organes.
Rappelons que le rôle du système immunitaire est de nous protéger mais dans certaines maladies, dites « à médiation immune » celui-ci est malade et se retourne contre le patient pour le détruire.
Certaines causes de cette dérégulation du système immunitaire sont connues : cancers, maladies infectieuses (infections importantes, maladie vectorielles transmises par les tiques…), médicaments. Cependant, il arrive parfois que la cause ne soit pas identifiée, on parle alors de AHMI auto-immune.
On procède donc initialement à la recherche de causes sous-jacentes par des prises de sang pour recherche de maladies infectieuses, mais aussi par de l’imagerie (échographie de l’abdomen par exemple….)
Si la cause est identifiée, le traitement de l’AHMI passe par le traitement de la cause sous-jacente, et parfois l’immunosuppression.
Si la cause n’est pas identifiée, l’immunosuppression est de rigueur. Cela signifie que l’on donne des traitements ayant pour but de stopper le système immunitaire, trop actif. Ces médicaments sont des immunosuppresseurs. Très souvent, le premier utilisé est un corticoïde. On rajoute parfois d’autres immunosuppresseurs (cyclosporine par exemple).
Il est très important de noter que le traitement des AHMI est un traitement long, souvent sur plusieurs mois. Le taux de globules rouges et l’hématocrite (Htc- c’est à dire le pourcentage de globules rouges dans le sang) doivent être contrôlés fréquemment, surtout en début de traitement, afin de s’assurer de l’efficacité du traitement. Une fois un taux de globule rouge correct atteint, les doses d’immunosuppresseurs sont très progressivement diminuées, souvent par paliers de 3 à 4 semaines, tout en contrôlant l’hématocrite avant de diminuer les doses.
Enfin, si l’anémie est trop importante et met la vie du patient en danger, une transfusion sanguine est parfois nécessaire afin de laisser le temps au traitement mis en place de faire effet.