• animation bandeau08
  • animation bandeau03
  • animation bandeau04
  • animation bandeau01
  • animation bandeau07
  • animation bandeau02
  • animation bandeau09
  • animation bandeau06
  • animation bandeau10
  • animation bandeau05

FAQ > Furets

 

Est-ce vrai que l’odeur corporelle du furet est liée aux sécrétions de ses glandes anales ?

Non, l’odeur musquée du furet vient des glandes sébacées de sa peau. Les glandes anales ne dégagent une (très mauvaise !) odeur que lorsque le furet les vide sous le coup d’une excitation émotionnelle.
L’ablation des glandes anales (qui est d’ailleurs maintenant interdite sauf en cas de raison médicale) ne change donc rien à l’odeur du furet. C’est la stérilisation qui contribue à la diminution des sécrétions sébacées et fait quasiment disparaître les odeurs corporelles.

Qu’est-ce que la maladie de Carré ?

C’est une maladie due à un virus qui atteint le chien et le furet. Si certains chiens peuvent en guérir, elle est systématiquement mortelle chez le furet.
L’incubation dure 8 à 10 jours. La maladie débute souvent par un forte fièvre, un abattement prononcé et une rhinite importante. Le furet s’affaiblit de plus en plus, refuse souvent toute nourriture. Au bout de quelques jours, des croûtes peuvent apparaître sur le nez ou sur la plante des pattes, ainsi que des convulsions nerveuses, qui précèdent la mort. Une fois déclarée, la maladie évolue sur une à deux semaines.
On peut effectuer un diagnostic de cette maladie par un test ADN réalisé sur un prélèvement de sang ou de liquide céphalo-rachidien.
Il n’y a pas de traitement, mais heureusement il existe un vaccin.

Quels sont les vaccins nécessaires pour mon furet ?

Il est indispensable de vacciner votre furet contre la maladie de Carré. Il peut également vous être demandé de le vacciner contre la rage s’il doit voyager avec vous. Dans ce cas, le vaccin contre la rage ne sera légalement valable que si votre furet est identifié par une puce électronique.
Des rappels annuels sont nécessaires pour ces deux maladies.

Est-ce vrai que mon furet peut avoir des réactions aux vaccins ?

Oui, certains furets développent des réactions allergiques. Ces réactions sont spectaculaires et sûrement très inconfortables pour l’animal, mais elles ne mettent pas sa vie en danger.
Elles ont lieu le plus souvent dans la demi-heure qui suit le vaccin, mais peuvent parfois mettre 24 heures avant de se déclencher. Le furet présente un abattement marqué et prononcé, en général associé à une forte diarrhée. Il peut également avoir une respiration difficile. Les symptômes disparaissent en général d’eux-mêmes au bout de quelques heures, mais il est bien sûr préférable de lui administrer une injection d’anti-inflammatoire pour calmer les symptômes. C’est pourquoi il est préférable de rester une petite demi-heure dans la salle d’attente du vétérinaire après l’injection d’un vaccin, de façon à pouvoir intervenir tout de suite si une réaction allergique se déclenche.

Est-ce vrai qu’il est indispensable de stériliser ma furette pour sa santé ?

Oui, c’est absolument nécessaire. Chez la furette, les chaleurs, qui se déclenchent spontanément lors de la puberté, ne s’interrompent que lorsqu’il y a eu un accouplement avec un mâle. Si le rapport a été fécondant, la femelle entre en gestation, puis allaite ses petits. Elle revient ensuite en chaleurs et est à nouveau prête à être saillie. Si le rapport n’a pas été fécondant, les chaleurs s’interrompent tout de même car le fait de s’accoupler a déclenché automatiquement une ovulation chez la femelle. Cependant, en l’absence de gestation, le retour des chaleurs interviendra au bout de deux à trois semaines.
Si la femelle est en chaleurs et n’est jamais saillie, ce qui est le cas de la plupart des furettes de compagnie qu’on ne souhaite pas faire reproduire, les chaleurs ne vont pas s’interrompre car il n’y aura jamais d’ovulation consécutive à un accouplement.
La vulve de la femelle reste alors en permanence hypertrophiée sous l’influence des hormones femelles, les oestrogènes, qui sont sécrétées sans arrêt par l’organisme. Au bout de quelques mois de ce régime, la sécrétion d’œstrogènes permanente provoque des effets secondaires très nocifs pour l’animal : le poil s’arrête de pousser, entraînant des dépilations sur une grande partie du corps, et il apparaît surtout un arrêt de la fabrication des cellules du sang (notamment les globules rouges) par la moelle osseuse. C’est ce qu’on appelle une aplasie médullaire. Cette aplasie entraîne une anémie qui devient mortelle à la longue. La durée d’évolution totale de ce cycle, entre l’apparition des chaleurs et la mort, est très variable. On l’estime entre quatre mois et deux ans.Il est donc indispensable de stériliser une furette qu’on ne souhaite pas faire reproduire. L’âge idéal est de 6 mois.

Dois-je faire enlever seulement les ovaires, ou les ovaires ainsi que l’utérus ?

Le retrait des ovaires permet à lui seul la prévention définitive des chaleurs, et donc le risque d’anémie lié à l’aplasie médullaire. Cependant, à l’inverse du chien et du chat, on a constaté que de nombreuses furettes auxquelles on avait enlevé les ovaires pouvaient quand même développer un cancer particulier des fibres lisses de l’utérus : le léiomyosarcome.
Il est donc préférable d’enlever à la fois les ovaires et l’utérus.

Ma furette est en chaleurs depuis quelques semaines,
est-ce dangereux pour elle ?

A terme, au bout de quelques mois, cela peut effectivement devenir dangereux (cf : « Est-ce vrai qu’il est indispensable de stériliser ma furette pour sa santé ? »). Pensez à faire stériliser rapidement votre animal.

Est-ce que je peux nourrir mon furet avec des croquettes pour chat ?

Non, les furets ont un besoin en lipides et en protéines supérieur à celui du chat et a fortiori du chien. De plus, le furet digère très mal les protéines d’origine végétale, qui sont souvent utilisées dans les croquettes pour chat.
Si vous ne trouvez pas de croquettes spécialement destinées pour furet, vous pouvez utiliser des croquettes pour chatons, car elles sont plus riches en protéines. Cherchez plutôt parmi les croquettes pour chatons haut de gamme, car elles comprennent normalement peu de protéines végétales et plus de protéines d’origine animale.

Est-ce que les croquettes sont dangereuses pour mon furet ?

Non, pourvu que vous les choisissiez bien. Il existe beaucoup de croquettes pour furets qui sont très bien formulées pour répondre à leurs besoins alimentaires. Cependant, il faut savoir que l’emploi de croquettes favorise l’apparition de tartre et augmente l’usure dentaire chez cet animal.

Puis-je nourrir mon furet avec de la viande fraîche ?

Pas seulement. En ne mangeant que de la viande fraîche de boucherie, constituée essentiellement de muscles, votre animal risque d’être carencé en vitamines, en graisses et en calcium. Vous pouvez donner de la viande fraîche de temps en temps en complément de ses croquettes. Si vous prenez la précaution de l’habituer à ce nouveau goût quand il est encore tout jeune, il appréciera tout à fait cette variation dans son menu.
Dans la nature, le putois, qui est la variété sauvage du furet, consomme entièrement les petits animaux qui constituent son ordinaire, y compris les os et les viscères. Il est également possible de reconstituer ce régime naturel en distribuant des poussins ou des souris surgelées. A défaut, il existe également une recette de  préparation également vendue surgelée, le « BARF » (Bones and Raw Food), qui peut convenir aux furets, car elle est constituée à base de viande et d’os concassés.

Quelles friandises puis-je donner sans danger à mon furet ?

Malheureusement, le métabolisme du furet est peu adapté à la digestion de gourmandises sucrées. Outre le chocolat, qui peut être vraiment toxique s’il est absorbé en grande quantité, les autres sucreries ne sont pas plus indiquées. En effet, comme chez tous les mammifères, lorsque son organisme absorbe du sucre, cela déclenche automatiquement une sécrétion d’insuline par le pancréas, afin de lutter contre cette brusque augmentation de sucre dans le sang. Il faut absolument éviter de stimuler la sécrétion d’insuline par le pancréas chez le furet, car ce dernier peut développer très facilement un type de cancer du pancréas, nommé insulinome (Voir ce terme).
A titre d’exemple vous pouvez distribuer au maximum un ou deux raisins secs par jour.

Mon furet a perdu ses poils et sa peau est bleue, cela me semble très bizarre ?

C’est bizarre, mais c’est normal. Rassurez-vous, votre furet n’a pas une maladie du sang. Cette coloration apparaît souvent quand le poil repousse après une période de mue. Ce sont les follicules pileux, qui constituent la base des poils, qui prennent cette couleur sous la peau quand ils sont en activité de croissance.

Mon furet vomit de temps en temps, qu’est-ce que cela signifie ?

Un furet en bonne santé ne doit pas vomir. C’est un signe qui doit vous amener à consulter votre vétérinaire. Il peut par exemple souffrir d’une inflammation de l’œsophage (oesophagite) ou de l’estomac (gastrite). Ces inflammations sont souvent liées à une bactérie particulière : helichobacter mustalae, qui se développent dans l’estomac et qui provoquent des infections qui peuvent facilement dégénérer en ulcères digestifs. Le furet est très sensible à cette maladie. Il sert d’ailleurs de modèle pour l’étude de l’ulcère gastrique chez l’homme.

Mon furet porte frénétiquement ses pattes avant à l’intérieur de sa bouche, comme s’il avait quelque chose de coincé dans la gorge, pourtant je ne vois rien ?

C’est un signe spectaculaire, mais il ne signifie pas qu’il y a quelque chose de coincé dans la gorge. En fait en faisant ce geste votre furet exprime simplement une envie de vomir. Il se sent nauséeux. Faites rapidement pratiquer des examens complémentaires (radio, prise de sang) chez votre vétérinaire. Il peut par exemple avoir une gastrite ou une baisse anormale de son taux de sucre dans le sang.

Mon furet a des poils de plus en plus clairsemés à la base de la queue, d’où cela vient-il ?

Le métabolisme des furets varie beaucoup en fonction de l’intensité de l’éclairement du jour et de la longueur d’exposition à la lumière : les jours longs du printemps déclenchent l’apparition du comportement sexuel, tandis que les jours courts d’hiver induisent la sécrétion interne d’une hormone appelée la mélatonine, qui favorise l’apparition d’une fourrure dense et fournie pour affronter la rigueur du froid.
Nos furets de compagnie vivent au même rythme que nous, dans nos maisons. Ils bénéficient comme nous de l’éclairage électrique, ce qui fait qu’ils ne connaissent plus les jours sombres et froids de l’hiver. Cet été artificiel permanent auquel ils sont soumis a tendance à dérégler leur métabolisme hormonal. Ainsi, leur sécrétion naturelle de mélatonine hivernale diminue, ce qui a pour conséquence d’altérer la qualité de leur fourrure.
Faute d’exiler son furet à l’extérieur en plein hiver pour lui permettre de régler son métabolisme, on peut lui administrer de la mélatonine, ce qui lui procurera à nouveau une belle fourrure et ce qui semble surtout avoir une action de protection contre le développement de la maladie surrénalienne [pdf].

Qu’est ce que la maladie des glandes surrénales du furet ? [pdf]

Il s’agit d’une maladie hormonale, qui trouve une partie de son origine dans l’éclairement artificiel trop long et trop intense que le furet subit (souvent d’ailleurs avec bonheur !) dans nos maisons confortablement chauffées et éclairées.
Chez le furet élevé en extérieur et non stérilisé, le cerveau réagit à l’allongement des jours (qui signifient le début de la période de reproduction) par l’intermédiaire de l’hypophyse, une glande située dans le cerveau qui joue le rôle de chef d’orchestre de la fabrication des hormones par l’organisme. Celle-ci a sécréter des messagers sanguins qui vont agir sur les glandes sexuelles, ou gonades (ovaires pour la femelle et testicules pour le mâle), déclenchant la sécrétion des hormones sexuelles et donc tout le comportement de reproduction.
Chez le furet de compagnie, qui est stérilisé et qui vit un été permanent dans nos maisons, l’hypophyse, stimulée par la longueur artificielle du jour, sécrète en permanence des messagers sanguins pour faire réagir les glandes sexuelles. Les gonades ayant été retirées, ces messagers sanguins ne trouvent pas leurs récepteurs normaux. Il n’y a pas de possibilité de synthèse d’hormones sexuelles, donc le comportement sexuel ne se produit pas…
…à ceci près qu’il existe une zone des glandes surrénales (glandes situées un peu au-dessus de chaque rein et qui sécrètent normalement la cortisone interne de l’organisme) qui peut naturellement sécréter une petite quantité d’hormones sexuelles et qui est donc la cible de la stimulation permanente de l’hypophyse. Cette zone réagit par  la sécrétion de plus en plus importante d’hormones sexuelles et par le  développement anormal d’un nouveau tissu sécrétant ces hormones. Ce tissu va devenir tellement important qu’il va déformer la glande, il finit alors  par former un adénome (« kyste » bénin) ou, plus grave, un adénocarcinome (tumeur cancéreuse) au sein de la glande surrénale.
Les premiers signes de cette maladie sont une perte de poils, parfois associée à des démangeaisons. Sous l’influence des hormones anormalement sécrétées, le furet stérilisé montre à nouveau des signes d’activité sexuelle : la vulve de la femelle gonfle, le mâle émet des jets d’urine et cherche à saillir ses compagnons. Cette maladie évolue très lentement et ne met en général pas à court terme la vie du furet en danger.
Si le furet n’est pas traité, la perte de poils s’aggrave mois après mois, donnant une alopécie (zone sans poils) presque généralisée  sur tout le corps. L’animal devient très apathique, son ventre se déforme et grossit. Les tumeurs des glandes se développent, mais les métastases sont rares. Bien souvent, cette maladie en fin d’évolution est associée à un insulinome (voir ce terme). Le furet finit en général par mourir au bout de deux à trois ans.

Comment se diagnostique la maladie surrénalienne du furet ?

Les symptômes ne suffisent pas ; il faut faire des tests complémentaires. On peut faire réaliser par un laboratoire une mesure des concentrations plasmatiques d'hormones sexuelles. On doit effectuer pour cela deux prises de sang à plus d’une heure d’intervalle.
On peut également faire une échographie des glandes surrénales. Cet examen est le plus couramment pratiqué car il permet une visualisation des glandes surrénales et permet en général de déterminer laquelle des deux est atteinte, ce qui est important quand on doit réaliser l’ablation chirurgicale de la glande malade.

Quel est le traitement de la maladie surrénale du furet ?

On a le choix entre un traitement hormonal par injections, qui reste palliatif mais qui trouve souvent son utilité, et un traitement chirurgical qui consiste en l’ablation de la glande atteinte. Chaque cas est particulier, votre vétérinaire discutera avec vous de la meilleure solution pour votre animal.

Qu’est-ce que le lymphome du furet ?

Le lymphome est une maladie cancéreuse des cellules du sang et des ganglions (les lymphocytes). Cette maladie entraîne la formation de tumeurs dans les tissus riches en lymphocytes, appelés tissus lymphoïdes, mais elle a la particularité de pouvoir apparaître secondairement dans d’autres organes. C’est un type de cancer que l’on rencontre assez fréquemment chez le furet.
Les animaux atteints sont en général soit des sujets jeunes (10 à 18 mois), soit des sujets plus âgé
(à partir de six ans).
Les symptômes sont très variables, car ils dépendent de l’organe qui est atteint. On peut observer un animal très abattu avec une très grosse rate, ou un animal présentant des difficultés respiratoires car un ganglion s’est développé dans l’espace inter pulmonaire, ou bien encore un animal qui souffre d’occlusion digestive en raison de l’atteinte d’un ganglion intestinal…
Le traitement peut être chirurgical ou médical. Il permet assez souvent une bonne rémission des symptômes sur une période satisfaisante.

Qu’est-ce que l’insulinome du furet ?

Il s’agit d’une tumeur des cellules du pancréas. Les cellules atteintes vont sécréter une quantité anormale d’insuline, ce qui va entraîner une baisse importante de la quantité de glucose (sucre) dans le sang.
Cette tumeur n’entraîne en général aucune douleur, elle se manifeste simplement par une baisse chronique du taux de glucose dans le sang. Le glucose étant la source énergétique de l’organisme, il n’est pas étonnant que  l’animal atteint présente une baisse de forme chronique, une adynamie. Il peut parfois présenter des crises spectaculaires d’hypoglycémie, quand le taux de glucose devient très bas. Pendant ces crises, le furet perd l’équilibre, salive, et peut perdre conscience et convulser. Ces crises, bien que spectaculaires, ne sont pas douloureuses et s’arrêtent d’elles-mêmes quand le taux de glucose sanguin remonte suffisamment pour nourrir le cerveau,(qui est le plus gros poste de consommation de glucose de tout l’organisme).
Le diagnostic s’effectue par une prise de sang et une échographie abdominale. Le traitement associe la chirurgie et la prescription d’hormones hyperglycémiantes. La guérison n’est que rarement possible, mais on arrive en associant les traitements à allonger confortablement la vie du furet de plusieurs mois (parfois jusqu’à deux ans), ce qui est une prolongation très importante si on la rapporte à sa durée normale de vie. Les animaux atteints étant bien souvent des sujets adultes, on peut même dans le meilleur des cas leur permettre d’avoir une longévité pratiquement normale.

Est-ce vrai que le furet est sensible au virus de la grippe de l’homme ?

Oui, le furet peut être contaminé par la grippe humaine. Comme chez l’homme, cette maladie provoque un abattement important et une forte fièvre, associée à des symptômes respiratoires. Elle est d'évolution bénigne, seuls les jeunes furets au nid peuvent risquer d’en mourir.
Ces symptômes peuvent prêter à confusion car ce sont à peu de choses près les mêmes que ceux du début de la maladie de Carré. Votre vétérinaire pourra faire la différence et vous prescrira un traitement adapté.

Qu’est-ce que la maladie aléoutienne du vison ?

Il s’agit à l’origine d’une maladie décrite pour la première fois dans les années cinquante, dans un élevage américain de visons. Cette maladie frappait préférentiellement les visons à couleur dite « aléoutienne », d’où son nom.
L’agent responsable est un virus, qui provoque chez le vison une intense réponse immunitaire de la part de l’organisme. Malheureusement, cette réponse immunitaire est inadaptée car les anticorps produits par l’organisme sont incapables de neutraliser le virus. Par contre, ils entraînent une inflammation chronique de beaucoup d’organes internes (reins, foie, artères sanguines). Le vison devient progressivement léthargique, maigrit beaucoup, s’alimente de moins en moins, son pelage se dégrade. La fécondité diminue, la mortalité des jeunes au nid est importante. L’animal finit par mourir au bout de plusieurs mois de maladie.
Il existe une prise de sang qui permet de diagnostiquer la maladie. Il n’y a pas de traitement.

Le furet peut-il développer la maladie aléoutienne ?

Il existe une souche de ce virus qui est particulière au furet. Malgré tout, le furet ne semble que très rarement développer la maladie. Il semble que la plupart des animaux atteints restent porteurs sains du virus, c’est-à-dire qu’ils sont positifs si on leur fait un examen sanguin, mais qu’ils ne présentent pas de symptômes.
De plus, la grande majorité des furets testés en France sur lesquels on soupçonnait la maladie car ils présentaient des symptôme évocateurs sont négatifs quand on leur fait une prise de sang.

Qu’est-ce que l’ECE du furet ?

Cette abréviation correspond à l’ « entérite catharrale épizootique ». Comme son nom l’indique, le symptôme principal est une diarrhée.
La maladie commence par un abattement soudain et quelques vomissements. Au bout de 12 à 24 heures, une diarrhée très liquide, souvent de couleur verte, apparaît. La diarrhée est tellement importante chez certains furets qu’on doit les hospitaliser pour les réhydrater.  Le pronostic est en général bon au bout de quelques jours si l’animal est traité rapidement.
Cette maladie est très contagieuse. Le schéma classique correspond à l’apparition des symptômes deux à trois jours après qu’un furet ait été amené dans un rassemblement de furets. On peut aussi avoir le cas d’un furet adulte vivant seul dans un foyer et qui tombe malade après que l’on ait ramené à la maison un jeune furet récemment acheté et porteur sain de la maladie.
On pense que cette maladie est due à un coronavirus. On a d’ailleurs identifié très récemment ce virus, et des tests ADN de diagnostic commencent à être disponibles.

L’évolution ultérieure de cette maladie est très variable, et le processus entier n’est pas encore connu :

  • Certains animaux sont totalement guéris et semblent avoir complètement éliminé le virus
  • Certains ne présentent plus de symptômes mais rechutent de temps en temps, ils sont vraisemblablement porteurs sains.
  • Certains ne guérissent pas très bien. Leurs selles restent molles et granuleuses et leur appétit capricieux. Ils semblent vivre au long cours avec cette maladie
  • D’autres enfin présentent un gros ganglion intestinal, décelable à la palpation. Si ce ganglion ne rétrocède pas avec un traitement anti-inflammatoire et antibiotique, le pronostic est mauvais, l’animal pouvant décéder au bout de quelques mois.

Dans l’état actuel de nos connaissances, il est difficile d’affirmer que les formes chroniques de la maladie soient seulement imputables à un coronavirus que n’aurait pas éliminé l’organisme.
D’autres maladies, comme par exemple la tuberculose, peuvent se développer lors du stress occasionné par la diarrhée virale et être à l’origine de l’apparition de ganglions, d’amaigrissement et d’anémie. Des tests ADN sont également disponibles pour dépister les mycobactéries responsables de la tuberculose.

Existe-t-il un coronavirus spécifique du furet ?

Oui, il a été très récemment isolé et des tests ADN sont maintenant disponibles pour le détecter.

Mon furet a régulièrement des selles molles, est-il malade ?

Pas forcément. Son alimentation peut tout simplement ne pas lui convenir. Le transit digestif du furet est très court (moins de trois heures), donc son temps de digestion des aliments dans l’intestin est très réduit. Essayez d’autres croquettes ou un autre régime. Vous pouvez également incorporer de temps en temps (une fois par semaine maximum) un jaune d’œuf cru dans son alimentation, cela raffermit souvent les selles.

Mon furet a beaucoup de sécrétions noires dans les oreilles. Qu’est-ce que ça peut être ?

Ceci ne correspond pas forcément à une maladie. La présence de cérumen noir dans les oreilles du furet est normale. Ce n’est pas nécessairement un signe de gale auriculaire, très fréquente dans cette espèce. Ce n’est que l’observation directe des parasites auriculaires par votre vétérinaire à l’aide d’un otoscope qui permet d’établir le diagnostic.
Il n’est donc pas utile de traiter systématiquement contre la gale un furet qui a du cérumen noir dans les oreilles. Par contre, rien ne vous empêche (sauf votre furet, qui n’aime pas ça du tout !) de lui nettoyer ses oreilles tous les huit à quinze jours avec un produit qui dissout le cérumen.

Mon furet, qui était très gros cet hiver, a beaucoup maigri depuis sa mue de printemps. Est-ce normal ?

Oui, les furets présentent une grande variation de poids saisonnière. Ils sont gros en hiver, et plus minces en été.