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FAQ > Oiseaux

 

Mes canaris mangent beaucoup et maigrissent, cela m’inquiète ?

Il faut en effet réagir, car c’est bien souvent le signe d’une parasitose digestive dangereuse si elle n’est pas traitée : la lankesterellose, qui est une forme de coccidiose, fréquente dans cette espèce. Vérifiez également les cages, car les poux du canari sont vecteurs de cette maladie. Votre vétérinaire établira le diagnostic et le traitement.

Les plumes de mon perroquet changent petit à petit de couleur, mais il va très bien malgré tout. Est-ce normal ?

L’apparition de plumes de couleur anormale chez ces oiseaux est souvent le premier signe d’un mauvais fonctionnement du foie, pouvant être lié à une alimentation trop riche en graines et carencée en vitamines. Par ailleurs, d’autres maladies peuvent altérer la fonction hépatique. Il faut donc faire un bilan hépatique et une évaluation précise du régime alimentaire de votre animal.

Ma perruche ondulée régurgite sa nourriture…

C’est un symptôme fréquent d’une inflammation du tube digestif. Bien souvent, ce symptôme est associé à une prolifération de champignons dans le jabot. Votre vétérinaire établira le diagnostic et le traitement.

Qu’est-ce que l’aspergillose des oiseaux ?

Il s’agit de la prolifération d’un champignon, nommé Aspergillus, qui atteint surtout les voies respiratoires des oiseaux, notamment chez les perroquets. Ce champignon se trouve à l’état naturel dans les endroits humides d’une maison (c’est un champignon de cette famille qui noircit les joints du carrelage des salles de bains). Il ne se développe que chez les oiseaux dont les défenses naturelles sont fragilisées (stress, mauvaise alimentation, autre maladie récente ou en cours). C’est une maladie grave. L’oiseau maigrit, respire mal, et s’affaiblit. A long terme l’aspergillose peut entraîner la mort de l’oiseau. On précise le diagnostic grâce à des examens radiographiques et sanguins. Si la maladie est diagnostiquée suffisamment tôt, un traitement de quelques mois est la plupart du temps efficace.
L’aspergillose des oiseaux peut être transmise aux personnes sévèrement immunodéprimées.

Qu’est-ce que la chlamydiose des oiseaux ?

Cette maladie est due à un microorganisme, Chlamydiae psittaci. Il atteint surtout les Psittacidés, c’est-à-dire les perruches et les perroquets. L’oiseau atteint est soudainement abattu, prostré. Il peut présenter une diarrhée verte ou des difficultés respiratoires. Il faut bien sûr amener rapidement votre oiseau chez le vétérinaire pour établir un diagnostic et un traitement. Cette maladie est difficile à traiter au sein d’un effectif d’oiseaux car beaucoup sont porteurs du germe et contagieux sans pour autant être malades.
La chlamydiose peut se transmettre à l’homme chez qui elle provoque une forte fièvre et des troubles respiratoires importants. Des traitements efficaces existent.

Mon cacatoès de quatre ans, jusque là très gentil, devient agressif et ne supporte plus que je m’approche de sa cage. Que se passe-t-il ?

A cet âge, votre perroquet est devenu pubère, et vu son comportement, il est très vraisemblable que ce soit un mâle qui défende son territoire, en l’occurrence sa cage, de toute intrusion. Si vous avez pris la précaution de l’éduquer quand il était plus jeune à monter sur un perchoir que vous tenez au bout de la main à la demande, vous pouvez, même si il vous semble très furieux, le faire monter sans risque de vous faire mordre sur un bâton tenu de cette façon et l’éloigner de sa cage. N’ayant plus de territoire à défendre, il deviendra tout-à-coup beaucoup plus manipulable.

Comment puis-je connaître le sexe de mon perroquet ?

La plupart des perroquets n’ayant pas de différences sexuelles visibles, le moyen le plus pratique est de réaliser un test ADN sur une plume ou sur un prélèvement sanguin. Chez le cacatoès, il existe une différence subtile de coloration de l’œil entre les mâles et les femelles : les mâles ont l’iris marron, alors qu’il est légèrement teinté de rouge chez les femelles.

Quels examens dois-je faire pour vérifier que le perroquet que je viens d’acheter est en bonne santé ?

Il faut faire pratiquer un examen clinique général (intérieur du bec, oreilles, cloaque) par un vétérinaire, et faire pratiquer un test sanguin de dépistage de la Maladie du Bec et des Plumes (PBFD), maladie virale d’évolution lente, particulièrement redoutable pour les cacatoès chez qui elle est fatale.

Qu’est-ce que la PBFD ? [pdf]

C’est la maladie du bec et des plumes des Psittacidés (Psittacine Beak and Feather Disease). Il s’agit d’une maladie virale, due à un circovirus, qui atteint principalement les perroquets et qui évolue sur plusieurs années. Les oiseaux peuvent  être séropositifs pendant très longtemps sans pour autant déclarer les symptômes de la maladie. Ils sont pourtant contagieux. Les perroquets les plus sensibles à cette maladie sont les perroquets d’Australie, comme par exemple toutes les variétés de cacatoès. Les perroquets d’Amérique du Sud (Aras, Amazones,…) sont beaucoup plus résistants et éliminent en général le virus au bout de quelques mois. La sensibilité des perroquets d’Afrique (Gris du Gabon par exemple) semble intermédiaire : les jeunes de moins de 6 mois atteints du virus peuvent mourir en deux à trois jours, alors que très peu d’adultes développent la maladie.
Le virus empêche la production normale de kératine par l’organisme, qui est la protéine qui entre dans la formation des productions cornées : plumes, bec et écailles des pattes. Les symptômes débutent par une déformation de quelques plumes après la mue, les nouvelles pousses ne se développant pas correctement. Les plumes restent encapuchonnées dans leur manchon et présentent parfois des petites taches de sang à leur base. Peu à peu, l’oiseau se déplume jusqu’à devenir complètement nu. Le bec des cacatoès devient luisant, car la poudre de kératine qui est normalement présente à sa surface n’est plus correctement synthétisée. Les écailles des pattes se déforment et le bec perd de sa rigidité, jusqu’à se ramollir complètement et parfois tomber dans les cas extrêmes. Dans la nature, l’oiseau, incapable de voler et de se nourrir, meurt rapidement. En captivité, il peut vivre  beaucoup plus longtemps (plusieurs années) avec le virus, grâce à l’assistance de son maître. Cette maladie entraîne également une immunodéficience (atteinte des défenses immunitaires) qui permet l’apparition de toutes sortes d’autres infections opportunistes. Il n’y a pas de traitement spécifique en dehors des mesures de soutien prescrites par le vétérinaire.
Un test sanguin de dépistage est disponible.

Qu'est-ce que la Proventriculite, ou PDD (Proventriculus Dilatation Disease) ?

C'est une maladie mortelle d’évolution lente, responsable de troubles nerveux et de dysfonctionnements digestifs consécutifs à une destruction progressive des fibres nerveuses. Document complet à télécharger au format pdf [pdf]

Est-ce que les graines sont suffisantes pour nourrir un oiseau ?

Nos oiseaux d’agrément sont pour la plupart granivores, et donc nourris avec un mélange de graines. Si les petites variétés de passereaux peuvent se satisfaire de ce régime, pourvu qu’on leur distribue un peu de fruits et de verdure fraîche régulièrement pour leurs apports de vitamines et qu’ils aient un os de seiche à picorer dans leur cage pour leurs besoins en minéraux, il n’en est pas de même pour les Psittacidés (perroquets et perruches). Les perroquets en particulier ont tendance à ne choisir que les graines qu’ils préfèrent dans le mélange qu’on leur propose (la plupart du temps les graines les plus grasses, comme le tournesol). S’ils dédaignent en plus les fruits et les légumes que vous leur proposez, leur alimentation va être très déséquilibrée. Ils vont alors développer une carence en vitamines (notamment en vitamine A), et risquent de surcroît de voir leur foie se dégrader en raison d’un apport de graisses trop important (exactement comme les oies et les canards que l’on gave pour Noël).
Une excellente alternative consiste à nourrir ces oiseaux avec des aliments spécialement conçus pour eux, qui protègent leur foie et leur apportent les vitamines dont ils ont besoin. Ces aliments se présentent sous la forme de granulés ou d’extrudés, que l’on trouve de plus en plus facilement dans les animaleries. Avec un peu de patience et beaucoup de détermination de votre part, vous arriverez à convaincre votre oiseau de changer ses habitudes alimentaires. C’est important, il y va de sa santé.

Mon perroquet s’arrache les plumes, est-ce un problème de comportement ?

Oui, c’est souvent un problème de comportement, mais pas forcément. Avant d’arriver à cette conclusion, il faut éliminer toutes les causes médicales (douleurs, parasites, maladies infectieuses) qui peuvent également produire ce symptôme. Même si bien souvent l’arrachage des plumes est un problème comportemental, il est important de ne pas passer à côté d’une maladie qui nécessite un traitement.

Que faire pour que mon perroquet ne s’ennuie pas quand il reste seul dans la journée pendant que je travaille ?

Les perroquets sont des oiseaux sociaux, très intelligents, qui ont besoin de contacts permanents avec leurs congénères. Ce genre d’oiseau n’est absolument pas fait pour rester seul dans une cage toute la journée. Avoir un perroquet constitue pratiquement un job à plein temps !
Si vous ne pouvez pas faire autrement que de le laisser seul une partie de la journée, il faut lui laisser de quoi s’occuper. Il a besoin bien sûr de jouets, en corde par exemple, ou de rouleaux de carton qu’il pourra déchiqueter à loisir. Dans la nature, ces oiseaux passent plusieurs heures par jour à fouiner dans le sol ou dans les arbres pour trouver leur nourriture. En Anglais, on emploie le terme de foraging pour décrire ce comportement. Le mieux est de  recréer pour votre oiseau les conditions du foraging. Il faut par exemple lui fournir des jouets dans lesquels on cache de la nourriture. L’idéal, si on en a la place, est de lui créer un « arbre de jour », constitué de plusieurs branches ou de perchoirs entrelacés, dans lequel sont placés différents petits objets contenant des aliments que l’oiseau devra manipuler s’il veut se nourrir. Bien entendu, il faut commencer par des exercices simples, comme de couvrir la mangeoire avec une feuille de papier, et surveiller que l’oiseau comprenne le mécanisme afin qu’il ne risque pas d’être affamé.