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Chirurgie

L’anesthésie est toujours une source d’inquiétude pour le propriétaire d’un animal devant subir une chirurgie, particulièrement lorsqu’il s’agit d’un NAC, réputé plus fragile.

On craint moins ce que l’on connaît …Il est donc important de comprendre au mieux ces quelques principes simples d’anesthésie qui permettent de limiter au maximum les risques d’accident :

Anesthésie au gaz ?

Le gaz (isoflurane en général) est quasiment incontournable pour anesthésier un lapin, un rongeur, un oiseau ou un furet. Il offre en effet une grande souplesse d’utilisation qui permet de réagir immédiatement à un imprévu. Cependant, il est important de ne pas l’utiliser seul, car il présente certains risques lorsqu’il est utilisé longtemps et à forte dose. C’est pourquoi on le combine à d’autres substances anesthésiantes et anti-douleur injectables. En effet, lorsqu’elles sont associées, toutes ces substances permettent d’obtenir une anesthésie de qualité avec un dosage moindre que si chacune avait été employée seule. C’est ce qu’on appelle la potentialisation. On a par cette technique le bénéfice d’une anesthésie de qualité avec un risque minimum car le dosage des produits utilisés est le plus faible possible.

Surveillance de l’anesthésie 

Pendant que le chirurgien opère, une autre personne est en permanence auprès de l’animal pour surveiller l’anesthésie. La vigilance d’une personne entraînée, qui connaît les particularités de chaque espèce, et qui est capable d’avoir les bonnes réactions au bon moment, est la première garantie de sécurité d’une anesthésie. De plus, quelques appareils (Doppler, Capnographe) permettent de vérifier en temps réel les variations de la circulation sanguine et de la respiration afin d’adapter l’anesthésie aux besoins du patient. C’est ce qu’on appelle le monitoring. D’autre part, les NAC sont des animaux de faible poids, ce qui les rend particulièrement sensibles à une baisse de leur température interne pendant une anesthésie. C’est pourquoi l’on place le patient sur un tapis chauffant pendant l’intervention.

Gestion de la douleur

Pourquoi est-ce important de traiter le douleur ?

Notre expérience de la douleur physique ne diffère pas de celle des animaux. Il tombe donc sous le sens de la traiter tout d’abord pour une simple question d’éthique et d’empathie. Ensuite, la douleur non traitée retarde souvent la guérison : son traitement permet donc à l’organisme de reprendre au plus vite une activité normale. Enfin, la douleur non traitée entraine souvent des complications d’arrêt de transit digestif chez le lapin et les rongeurs.

On est plus efficace lorsque l’on prévient la douleur que quand on la traite, c’est pourquoi les anomaux devant subir une intervention reçoivent un traitement antalgique avant l’intervention. Ce qui n’empêche pas bien sûr de traiter la douleur pendant et après l’intervention. C’est pourquoi nous préférons ne rendre que le lendemain un animal qui a subi une intervention douloureuse, car la première nuit est souvent difficile à passer. Nous traitons donc les manifestations douloureuses et attendons la reprise spontanée de l’alimentation et du transit avant de le laisser rentrer à la maison.